Une institution entre tradition et modernité.

Créée en 1635 par le cardinal de Richelieu, l’Académie française a pour mission de veiller à la langue française. Elle compte 40 membres, surnommés « les Immortels », qui établissent les règles officielles de la grammaire, du vocabulaire et de l’orthographe.
L’Académie publie un dictionnaire de référence (toujours en cours d’édition) et donne des avis sur les nouveaux mots. Elle recommande parfois de franciser certains termes, comme « mot-dièse » pour « hashtag » ou « terminal de poche » pour « smartphone ».
Mais cette institution est souvent critiquée pour son conservatisme. Elle a longtemps refusé la féminisation des noms de métier (écrivaine, autrice, professeure), avant de les accepter tardivement. Elle est aussi parfois déconnectée de la langue vivante, celle qui évolue dans la rue, les réseaux sociaux, ou chez les jeunes.
Malgré cela, l’Académie joue un rôle symbolique important. Elle rappelle que la langue n’est pas un simple outil, mais un patrimoine culturel à préserver. Son existence montre que le français est une langue qui prend soin d’elle-même.
L’équilibre reste difficile entre tradition et usage. Une langue vivante évolue, parfois plus vite que ses institutions. L’Académie française est-elle un phare qui éclaire… ou une ancre qui freine ? La question divise, mais elle illustre les tensions entre norme et liberté dans toute langue.