Les expressions québécoises les plus drôles expliquées aux étudiants de français

Lorsque l’on étudie le français à l’université, on se focalise souvent sur le vocabulaire de la France. Pourtant, la richesse de la francophonie réserve de magnifiques surprises, notamment du côté du Canada. Connaître les expressions québécoises les plus courantes et amusantes est un excellent moyen d’élargir ses horizons linguistiques tout en s’amusant. Que ce soit pour un projet de civilisation ou pour préparer un voyage d’études, le français du Québec va vous surprendre !

Dans cet article, nous décodons pour vous le sens de ces tournures typiques pour vous aider à enrichir votre culture francophone.

« Attacher sa tuque avec de la broche »

Si vous entendez un enseignant ou un ami québécois vous dire cela avant une semaine d’examens, préparez-vous !

  • La traduction littérale : Attacher son bonnet de laine avec du fil de fer.
  • La vraie signification : Se préparer à affronter une situation difficile, une tempête ou un grand changement. C’est l’équivalent de « s’accrocher » ou « se préparer au pire ».

Évolution linguistique : l’origine de l’expression « C’est de valeur »

Parmi les expressions québécoises qui déroutent le plus les étudiants de FLE, celle-ci figure en haut de la liste car elle utilise un mot très commun de manière inversée.

  • La traduction littérale : Quelque chose qui a une grande valeur financière ou morale.
  • La vraie signification : C’est dommage ! Si vous ratez votre bus pour aller à la faculté, un Québécois vous dira : « Ah, c’est de valeur ! ».

« Tomber en amour »

Cette tournure est un calque direct de la structure anglaise (to fall in love), très influencée par la proximité géographique avec le reste de l’Amérique du Nord.

  • La traduction littérale : Chuter dans l’amour.
  • La vraie signification : Tomber amoureux. C’est une formule très poétique et couramment utilisée au quotidien au Québec.

« Avoir de l’eau dans la cave »

Une image très visuelle et drôle pour décrire une situation vestimentaire sur le campus universitaire.

  • La traduction littérale : Avoir une inondation au sous-sol de sa maison.
  • La vraie signification : Porter un pantalon trop court, qui s’arrête bien au-dessus des chevilles (ce que l’on appelle en France un “feu de plancher”).

« Se pogner le beigne »

Le verbe pogner est un incontournable du lexique québécois qui signifie attraper ou prendre.

  • La traduction littérale : S’attraper le donut (beignet).
  • La vraie signification : Ne rien faire, paresser ou perdre son temps au lieu de réviser ses cours de grammaire.
  • Exemple : « Arrête de te pogner le beigne et viens étudier ! »

« Avoir la chienne »

Attention à ne pas mal interpréter cette formule si un camarade de classe vous la confie avant de passer un examen oral stressant.

  • La traduction littérale : Posséder la femelle du chien.
  • La vraie signification : Avoir très peur ou avoir le trac. Rien à voir avec l’animal !

Au-delà de l’aspect amusant, l’étude des variations régionales du français renforce votre flexibilité mentale et votre compréhension globale. Le français n’appartient pas qu’à Paris ! Maîtriser ces nuances montre que vous possédez un niveau de langue avancé et une vraie curiosité culturelle.

Pour approfondir votre écoute du français nord-américain, vous pouvez consulter la plateforme officielle de Radio-Canada afin de vous habituer aux différents accents et expressions de la vie courante.

Et vous, quelle est votre expression québécoise préférée parmi cette liste ? Partagez vos impressions en commentaire et dites-nous si vous en utilisez d’autres à la fac !

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